On ne connait pas l' »angoisse de la séparation » et tant mieux.

Certains me disaient « c’est à partir de 8 mois », d’autres « dès 15 mois tu verras ta petite ne voudra plus aller dans d’autres bras que les tiens… », blablabla….

Et bien elle a 19 mois et toujours aucun signe de cette fameuse angoisse…

Dès ses un mois et demi, miss choufleur a eu l’habitude d’être gardée, et de passer une nuit de temps en temps chez sa mamie (mon seul moyen pour me reposer et essayer de refaire surface).

Jusqu’à ses 4 mois on a vécu en famille, plus ou moins tous ensemble, entre les grands parents, les arrières grands-parents, les taties, etc… Mon bébé a eu l’habitude de passer de bras en bras et a été rempli d´amour.

Puis j’ai quitté ce petit cocon pour aller reprendre mon travail en Espagne et le moment de la laisser avec une « inconnue » est venu. A 5 mois, elle passait donc 4 jours par semaine avec une nounou et une autre petite fille. J’avais la chance que la garde se fasse chez moi, dans un environnement connu. La encore, je n’ai pas le souvenir d’une quelconque réticence à rester avec la nounou (au contraire) alors que pour l’autre petite, la séparation était bien plus compliquée…

A 11 mois, on est partis en Afrique. Les 1ers 3 mois on a fait un peu les casanières toutes les deux. Je n’ai pas eu de place en crèche et il a fallu un peu de temps pour s’acclimater, rencontrer d’autres mamans avec des petits, ect… A ce moment, j’ai commencé à la sentir un peu collante, voire irritée, à souvent me réclamer et envoyer balader son papa. Mais rien de plus.

Elle a rejoint la crèche à 15 mois. L’adaptation s’est faite en 3 jours, le temps qu’elle comprenne bien que je la laissais mais que j’allais revenir, que c’était bien pour elle, qu’elle allait jouer, chanter, puis que maman viendrait la chercher après. Parfois elle pleure encore d’émotion quand elle me voit arriver, c’est trop mignon. Et moi je suis à chaque fois comme une pile de retrouver ma princesse.

Aujourd’hui Miss choufleur a 19 mois. Depuis 1 mois qu’on vit chez les papi et mami, elle est trop heureuse. Ca se voit. Elle passe beaucoup de temps avec eux. Et un à deux jours par semaine, elle va chez les autres papi et mami. On fait sa petite valise et elle part, limite sans me dire aurevoir tellement elle est exitée !

Ma fille est heureuse de tout mais surtout d’être avec les gens qui l’aiment. J’ai même l’impression qu’elle se gave de tout l’amour qu’elle recoit. Il faut dire qu’elle donne beaucoup aussi malgré son jeune âge.

Alors souvent elle me met de côté. Des qu’elle voit ses papis et mamies ou taties, elle ne veut plus les bras de mamans. Elle me repousse parfois. Les gens peuvent être gênés de cette réaction, comme si ça me rendait triste… Ca pourrait mais non, bien au contraire.

Bien,que je sois quelqu’un qui me pose beaucoup de questions, il y a une chose dont je suis sûre: je suis la maman de miss choufleur et je le serai toujours.

Moi non plus je ne suis pas une angoissée de la séparation, je sais que c’est bien pour tout le monde, qu’elle s’éclate aussi avec d’autres personnes et j’en suis ravie. J’ai toujours pensé que je pouvais donner tout mon amour à mon bébé mais que ce serait toujours moins que « tout mon amour » + celui des autres (et de la famille notamment).

Le mieux dans tout ça ? Les retrouvailles ! Elle m’a manqué certes mais pour se retrouver il faut bien se quitter non ? C’est surement les innombrables séparations avec chéri qui m’ont appris cette philosophie 😉

Encore mieux, sa « non angoisse de séparation », je la vie comme ma meilleure réussite de maman. Je sais que c’est une question de personnalité mais je pense que le fait que je le vive bien, que je fasse confiance à ceux qui la gardent et surtout que je lui parle énormément fait du sens dans sa façon d’être. Que ce soit pour aller dormir chez mamie ou pour aller à la crèche, je lui en parle, parfois dès la veille. Elle aide à faire son sac, range ses doudous. Je lui parle de choses concrètes: tu vas voir telle copine, tel jeu, tu vas chanter telle chanson… Et bien sûr j’insiste sur le temps que ça va durer et qu’on vite se retrouver.

J’aime à croire qu’elle me fait confiance, qu’elle sait que je ne suis pas loin, et que je serais toujours là. Je suis heureuse qu’elle sache profiter de sa famille. Si ce n’était pas le cas, j’aurais peut-être plus de mal à la laisser. Elle va me manquer certes, pas une seconde sans que je pense à elle mais la voir partir avec le sourire… Rien ne me fait plus plaisir ! Je pense qu’elle est consciente qu’on habite loin, qu’on ne les voit pas régulièrement et qu’il faut profiter du moment présent avec ceux qu’on aime (pas sûr qu’elle ait – exactement – ce sentiment mais un truc du genre 😉 ). Je suis fière de la voir si indépendante et autonome.

C’est ma grande fille, bientôt une grande soeur !

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